Iz avance

 

Les jolies femmes… 25 novembre, 2011

Classé dans : Petites chroniques — Iz` @ 13:21

(publié sur Gourmand`Iz en juillet 2009)

Les jolies femmes ont cela de fantastique que, nul besoin d’en faire des tonnes, elles auront toujours des pluies de compliments, quoi qu’elles fassent.

Quand une jolie femme décide de ne faire aucun effort pour s’apprêter, on ne dira jamais d’elle qu’elle est négligée. On insistera plutôt sur le fait qu’elle a choisi un « style négligé » qui la rend aussi « merveilleusement simple » que « naturellement belle« . On évoquera sa classe innée, son refus de suivre les tendances qui fait d’elle quelqu’un d’intelligent parce qu’indépendant de la mode. On soulignera son m’en-foutisme qui lui permet d’être sexy de façon originale & simple. Une jolie femme, c’est comme une petite robe noire : pas besoin de chichis ni d’accessoires, c’est classique & sexy en toutes circonstances…

Quand on n’a pas la chance de boxer dans cette catégorie, la vie n’est pas aussi simple… A partir du moment où on n’entre pas dans les critères de beauté standard, il est nettement plus difficile de donner l’envie à qui que ce soit de nous trouver la classe & le charme dont disposent naturellement celles sur qui se sont penchées à la naissance les fées de la beauté. Les fautes de goût ne sont pas aussi facilement pardonnées ni considérées comme un style à part entière. On parlera plutôt de négligence, de manque de coquetterie. On pointera l‘absence de style & de glamour. On soulignera la maladresse d’un trait de crayon ou d’un coup de peigne donnés avec un empressement flagrant…

Quand on n’est pas une jolie femme au sens commun du terme, on doit tout faire pour y ressembler ou au moins donner le change. Faire des régimes & du sport pour tenter d’avoir leur silhouette sans défaut. Maîtriser l’art du maquillage, du peeling et de la mise en pli pour avoir leurs visages de poupées hâlées. Dépenser une fortune en fringues & accessoires avant de trouver enfin son propre style, celui qui nous rapprochera le plus de leur élégance naturelle. Trouver la paire de chaussures, la coupe de cheveux, le hobby branché pour marquer des points & tenter de faire la différence…

Faire autant d’efforts pour gommer ses défauts & se rapprocher d’un idéal relève un peu du sacrifice. C’est jeter son originalité à la poubelle & effacer doucement celle que l’on est au profit de celle que l’on veut être. C’est abandonner ce qu’on a reçu en cadeau de la Nature au profit de ce que nous a imposé la Culture. C’est se tromper de combat en faisant primer l’apparence factice sur l’authentique profondeur.

Et malgré tout ça, c’est aussi & surtout rester sur sa faim… Se donner autant pour arriver à un résultat à peine correct ! Est-ce bien utile ? Quoi qu’on fasse, on n’aura jamais… JAMAISla classe, le piquant, l’attitude d’une femme pour qui la Beauté ne se travaille pas, n’est pas un combat quotidienCes femmes-là ont quelque chose de divin qui les rend inimitables & inégalables… & nous laissent pantoises & envieuses, nous pauvres mortelles

 

 

Rencontres sur Internet 12 novembre, 2011

Classé dans : Petites chroniques — Iz` @ 14:00

Avez-vous autour de vous des exemples de couples qui ont vraiment duré après s’être rencontrés sur Internet ?

Il y en a un dans mon entourage proche, un seul sur toutes les rencontres du net dont j’ai entendu parler !

Toi, public, tu penses qu’on peut en tirer des conclusions ?

L’idée la plus répandue, quand tu évoques le sujet avec des gens de tout horizon, de tout âge, c’est que « Internet, c’est que pour le cul » ou que ce n’est qu’illusoire, que ce n’est pas comme ça qu’on peut rencontrer l’amour…

Personnellement, j’aurais plutôt tendance à penser que c’est un moyen de rencontre comme un autre… Après tout, quand on rencontre quelqu’un par le biais d’un ami, ou sur son lieu de travail, ou en se faisant draguer dans la rue, rien non plus ne garantit que ça marchera, que ça durera… Alors pourquoi incriminer cette façon, la plus moderne qui soit, de rencontrer une personne avec laquelle on pourra peut-être, ou pas, construire quelque chose ?

Bien sûr, il est peut-être un peu plus facile d’être déçu, puisqu’on peut se faire une image de l’autre bien plus séduisante (pas seulement sur l’aspect physique, j’entends) que ce qu’il représente en vrai. Bien sûr, on peut moins se fier à un feeling puisqu’il manque un son de voix, une attitude, une façon de regarder, de se déplacer, qui pourtant sont essentiels pour l’appréhension d’une personne qu’on découvre.

Le moyen de pallier cela ? Ne pas faire trop traîner les choses du côté virtuel et passer le plus rapidement possible à une rencontre réelle. Cela permet, d’une part, de ne pas laisser le temps faire qu’on s’attache à un personnage qui n’est peut-être pas réel ; et, d’autre part, de confirmer ou d’infirmer rapidement ce qu’on a ressenti lors des échanges sur la toile. C’est pour moi la seule façon d’éviter des déceptions qui s’amplifient forcément à mesure que le temps passe sans qu’on ne voit l’autre « en vrai »…

Et toi public, qu’est-ce que tu penses de ça ? Des anecdotes à raconter ? Un avis tranché sur la question ?

 

 

Le choix des mots, le poids des mots… 14 octobre, 2011

Classé dans : Petites chroniques — Iz` @ 10:57

(publié sur Gourmand`Iz en octobre 2009)

En matière de communication, tout ou presque est permis pour nous aider à faire entendre à l’autre ce qu’on veut réellement dire : choisir le ton sur lequel les mots seront dits, amical ou menaçant, choisir le contexte dans lequel ils seront prononcés, en tête à tête ou au milieu d’une foule, choisir le langage non verbal duquel ils seront accompagnés, regards, mimiques, gestuelle. Tout cela compte, tout cela participe à l’échange et à la façon dont les messages seront interprétés…

Mais qu’en est-il des mots eux-mêmes ? Leur pouvoir est extrême, suprême même. Les mots sont la clé de voûte de la communication, du message et de sa valeur intrinsèque.

On aura beau les enrober de tous les froufrous des temps modernes, les accompagner d’expressions du visage torturées qui cherchent à les démentir, s’excuser juste après qu’ils ont « dépassé nos pensées », les mots prononcés résonneront toujours à l’oreille de celui qui les a entendus, sauteront toujours aux yeux de celui qui les a lus. Ce qui est dit n’est plus à dire mais surtout, surtout, ce qui est dit est dit.

Je ne suis pas adepte de l’adage qui dit qu’« il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche » avant de parler, ça tue la spontanéité de son message, et c’est bien souvent dans cette spontanéité qu’on est au plus proche de l’essence même de ce qu’on a en tête, mais je dois le reconnaître, prendre le temps de choisir ses mots est primordial. D’abord parce que toute vérité n’est pas bonne à dire, et encore moins à entendre, d’autant plus que bien souvent il n’y a pas qu’une vérité universelle mais plutôt une interprétation de cette vérité par chacun. Ensuite parce qu’un mot dit ne pourra jamais être retiré, amoindri, effacé. Prononcée avec tendresse ou colère, susurrée ou hurlée, atténuée ou amplifiée par une ambiance, la parole donnée reste gravée. Enfin parce qu’on ne maîtrise jamais la façon dont l’Autre appréhendera ce discours qu’il redoutait, espérait ou ne soupçonnait pas. Parce que passés le soulagement, la surprise ou le dépit, resteront encore ces mots dont on ne sera jamais vraiment sûr qu’ils ont été dits pour plaire, punir, caresser ou attaquer.

Dis lui que tu le veux, dis lui que tu le kiffes, dis lui que tu as un coup de cœur inexpliqué, dis lui que tu ne sais plus que faire de votre histoire, dis lui « jtm », ou dis lui « je t’aime »

Dis lui que tu es en colère, dis lui que tu ne comprends pas, dis lui que tu ne peux pas pardonner, dis lui qu’il te faut du temps, dis lui « je t’en veux », ou dis lui « je te hais ».

Dis lui qu’elle te manque, dis lui que tu as envie d’elle, dis lui que tu l’as dans la peau, dis lui que c’est pour la vie, ou dis lui que c’est pour une nuit.

Dis lui l’un ou l’autre, mais ne va pas de l’un à l’autre… & choisis bien tes mots, leur destinataire mérite au moins ça.

 

 

Avancer, c’est comprendre que rien n’est ni tout noir ni tout rose… ! 9 octobre, 2011

Classé dans : Petites chroniques — Iz` @ 13:31

(publié sur Gourmand`Iz en octobre 2009)

Entre Monde des Bisounours & Monde des Ténèbres, il existe un no man’s land qui gagnerait à être un peu plus médiatisé.

Sortons des « je broie du noir » ou de leurs exacts opposés les « je vais bien, tout va bien » qui plongent notre monde (ou plutôt la perception qu’on en a) dans une dichotomie aussi malsaine que limitative.

D’un côté, une vision assombrie de l’Univers qui nous entoure. Ciel rempli de nuages, verre à moitié vide, horizon flou, quête perpétuelle de sens & comportement social Prozac`ment assisté. Du noir, de l’incertain, de la peur.

De l’autre, du fluo plein les yeux & des sourires niais sur les visages. Des arcs-en-ciel qui relient le Pays de Candy & la prairie des Teletubbies, des collègues merveilleux, des parents compréhensifs & des enfants divinement parfaits : tout le monde a été cloné sur Mary Poppins. Effet pervers : comportement social inadapté pour cause de manque de lucidité.

Ne pas tomber dans l’un ou l’autre de ces extrêmes n’est pas si difficile. L’endroit pour y échapper n’est pas situé sur la frontière ténue entre les deux univers. Au contraire, il est complètement en dehors de ce schéma, comme dans une autre galaxie.

Cet endroit a d’autres règles, d’autres modes de communication que le recours systématique aux larmes ou aux rires. Il est plein de douceur, juste ce qu’il faut pour ne pas produire de specimen moelleux à outrance. Il est bourré de mélancolie, juste ce qu’il faut pour encourager la recherche de bien être.

Je ne suis donc que bien. Je vais juste bien. La vie n’est ni noire ni rose, elle coule & m’entraîne, c’est tout, & ça me va.

 

 

Réflexion sur la vie d’adulte…

Classé dans : Petites chroniques — Iz` @ 13:26

(publié sur Gourmand`Iz en août 2010)

Tu payes des factures, des loyers, des impôts…

Tu n’as plus de récré, de marelle, de grand-père qui te tend ton goûter à la sortie de l’école…

Tu ne sautes plus dans les flaques, personne ne te trouve plus « à croquer » quand tu fais un caprice, on te regarde de travers si tu dis « tu » à une personne plus âgée…

On ne te berce plus, tu es ridicule si tu laisses la veilleuse allumée pour dormir, tu passes carrément pour un débile si tu mets une pièce d’un euro dans une machine à grosses boules de chewing-gum…

Tu traverses la rue seul, sans main qui serre la tienne, sans yeux qui regardent à droite et à gauche pour toi, sans une voix rassurante qui te dit « là, le bonhomme vert, ça veut dire que tu peux y aller »…

Tes « pourquoi » ne sont plus mignons mais agaçants, tes rêves ne sont plus adorables mais utopistes, tes monologues ne provoquent plus de « il parle comme un grand maintenant » mais des « qu’est-ce qu’il se la raconte ! »…

Il y a encore des choses qui te font très envie mais plus de Père Noël à qui les demander, tu fais encore des cauchemars mais tu ne peux plus te réfugier dans le lit de ta mère, tu as encore des rêves de petite fille mais tu sais maintenant que les contes de fée n’existent pas…

 

 
 

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