Iz avance

 

Frénésie 9 octobre, 2011

Classé dans : — Iz` @ 12:21

D’un point de vue médical, la frénésie est un « délire violent provoqué par une affection cérébrale aigüe« . Scientifiquement parlant, il y a donc un peu de folie, dans la frénésie…

Dans sa définition plus quotidienne, il s’agit d’un « état d’agitation, d’exaltation violente » ou encore d’un « enthousiasme extrêmement vif« .

Dans ma définition personnelle, j’ajouterais à cela la notion d’accumulation jusqu’à l’excès, voire jusqu’à l’abus… Acheter avec frénésie, boire avec frénésie, aimer avec frénésie… Ca sent la perte de contrôle, ne plus savoir s’arrêter, emporté dans un état second où l’important n’est plus ce qu’on obtient mais l’accumulation maladive de ce que l’on poursuit… La frénésie, c’est un peu notre côté passionné qui lance un challenge à notre côté raisonnable : « continue, encore, encore, jusqu’où peux-tu aller encore ? » !

C’est un moment un peu hors du temps, où nos envies échappent à toute maîtrise, à tout contrôle, et où on est guidé uniquement par le désir d’en avoir encore et toujours plus…

Et puis la fièvre retombe, le délire s’estompe… Enfin.

« Enfin », parce que… Peut-on passer plus de quelques heures dans un tel état sans risquer d’en devenir vraiment fou ? Sans risquer une dépendance à l’adrénaline qui monte & monte encore quand on est tendu vers l’objet d’une quête jamais assouvie ? Peut-on en faire un mode de vie alors qu’on en devient presque inhumain ? La frénésie temporaire, pourquoi pas, mais l’obsession permanente, elle, est plus dangereuse…

Une petite dose de frénésie ponctuelle ne peut faire de mal à personne. Etre excessivement enthousiaste, l’espace d’un instant, permet d’atteindre un état d’exaltation qu’il peut être sain d’expérimenter de temps en temps…

Mais laisser tomber la fièvre a du bon aussi. Passés les premiers instants où on ne ressent que du vide & de la fatigue, on s’aperçoit qu’il peut être tout aussi agréable, si ce n’est plus, d’apprécier ce qui nous entoure sans pour autant en perdre le sens des réalités, sans que notre coeur s’emballe, sans en avoir des sueurs froides, sans en vouloir trop. Juste apprécier calmement, sereinement, le sourire aux lèvres à l’idée que l’instant d’avant, on en était devenu complètement fou…

 

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