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Symbiose 9 octobre, 2011

Classé dans : — Iz` @ 12:18

Du grec « sumbiosis ». L’étymologie de la symbiose en résume déjà le sens puisqu’elle signifie « vivre ensemble« . 

La botanique nous offre tout de même un nouvel élément essentiel puisqu’elle ajoute à cette cohabitation la notion de bénéfice mutuel qu’il y a entre deux êtres vivant en symbiose. Elle nous apprend aussi que cette association est durable et intime, et souvent essentielle à la survie de chacun des deux organismes.

Je croise donc, lors de mes recherches, des définitions telles que « association de deux espèces distinctes dont la vie en commun est profitable à chacune d’elles », « coopération entre deux organismes où chacun en tire avantage » ou encore « relation entre 2 espèces qui en tirent toutes les 2 des bénéfices« .

Profit, avantage, bénéfice. Des mots qui peuvent avoir une connotation négative, dans un contexte économique, pour peu qu’on se situe à gauche de l’échiquier politique. Des mots un peu froids, matérialistes. Des mots qui, pour moi qui vois souvent le mal partout (!) renvoient à l’idée que quelqu’un est forcément lésé : le profit injustement redistribué, l’avantage du fort sur le faible, le bénéfice des uns au détriment des autres.

La symbiose a cela de merveilleux qu’elle ôte à ces mots le mal que je vois en eux. Le profit est réciproque, le bénéfice est mutuel, l’avantage naît de la coopération.

La nature offre des centaines d’exemples de symbiose, parmi lesquels la très jolie association du poisson-clown & de l’anémone. En elle, il trouve un refuge contre les prédateurs repoussés par son puissant pouvoir urticant, un « nid » pour y déposer ses oeufs qui y maturent jusqu’à leur éclosion, une mère nourricière dont il profite des restes de nourriture dont elle n’a pas voulu. En échange, il est son soldat le plus dévoué puisqu’il la défend vigoureusement contre les poissons qui s’attaquent à ses tentacules !

Vivre en symbioseC’est accepter et se réjouir d’une interdépendance vitale ; c’est confier à l’autre la responsabilité de sa propre survie et lui en assurer la réciprocité ; c’est écrire et jouer une partition à quatre mains, à deux coeurs, pour le bien-être de ces deux organismes qui ne sont plus rien, l’un sans l’autre… Parfaite adéquation des besoins, parfaite fusion de deux destins…

Chez l’être humain, la symbiose est reconnue nécessaire entre une mère et son enfant pendant les premières années de sa vie. Mais les psychanalystes s’accordent à dire que ce comportement fusionnel devient pathologique s’il perdure…

Aussi tentante que puisse être l’idée d’être pour quelqu’un le rempart unique contre les agressions extérieures, d’être un besoin vital pour cet autre qui deviendrait à son tour un besoin vital pour soi, la symbiose ne peut être envisagée entre deux êtres humains. Elle n’est qu’un espace confiné où il n’y a de place que pour le mélange de deux personnes, et non pas pour deux individualités qui se verraient contraintes de se soustraire l’une à l’autre pour n’être qu’un…

 

 

2 Commentaires

  1.  
    Stephan
    Stephan écrit:

    Bonjour Iz’, puis-je, oserais-je, avoir le mot de passe de la seule section que je n’ai pas encore visitée ?

  2.  
    Iz`
    Iz` écrit:

    Bonjour Stephan, la réponse t’a été envoyée par mail mais j’ai eu un message automatique en retour.
    N’hésite pas à me donner une autre adresse mail, valide, pour que je te renvoie les mots de passe des articles protégés !

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